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Tangkou et Mont Huang Shan: 9 - 11 septembre 2007

La ville de Tangkou

Depuis Shanghai, on est arrivé dans la ville de Tunxi située dans la province d'Anhui. Le bus ne s'est pas arrêté dans le terminal mais juste devant, ce qui nous a valu d'être assailli par une cohorte de taxi. On a expliqué que l'on allait prendre un bus pour la ville de Tangkou qui est située au pied du Mont Huang Shan. Les taxis ont répliqué qu'il n'y avait pas de bus. On s'est quand même rendu dans le terminal et Oh Surprise, on a pu prendre un bus pour Tangkou après seulement quelques minutes d'attente. Morale: une fois de plus, ne jamais se fier au taxi qui ne pense qu'à leur porte-monnaie.

Le bus était petit, surpeuplé et très vieux. Et on ne vous parle pas du bruit, nous avons remarqué que les Chinois de cette région ont l'habitude de gueuler lorsqu'ils tiennent une conversation normale. Arrivé à Tangkou en bus, on a immédiatement été interpellé par l'hôtel situé devant l'arrêt du bus. Vu le prix, on a pas réfléchi très longtemps et réservé une chambre pour deux nuits.

L'hôtel ne semblait pas très vieux mais fut une victime de l'humidité ambiante. Conséquence, notre chambre, pas très propre, avait une certaine odeur de moisi. D'ailleurs, le mur avait des traces visibles d'attaques bactériologiques. On ne vous parle pas du souper qui était à la hauteur de l'odeur de la cuisine. Le riz passait mais le tofu avait un goût d'émincé de viande de chien. Fort de cette expérience, on a préféré manger des nouilles en boîtes le lendemain soir. On a aussi testé le pain à la consistance de paille, découverte intéressante mais une fois suffit.

L'hôtel est plutôt représentatif de la ville de Tangkou. Les rues sont sales. La plupart des bâtiments ne sont pas bien entretenus. Cela nous a remémoré ("avec nostalgie...") notre périple en Ouzbékistan. Même les locaux en sont conscients car ils nous ont immédiatement conseillé sur le moyen pour escalader le Huang Shan. Dès que ce fut fait, ils nous ont indiqué les horaires de bus pour partir vers une autre destination. Excepté le Huang Shan, il n'y a absolument rien à faire ou à voir dans la région.

Ascension du Mont Huang Shan

Selon notre guide de voyage, la marche peut prendre jusqu'à 10 heures. On s'est donc lever à 05:00 du matin pour prendre le bus de 06:00 qui devait nous amener au pied de la montagne. A 06:20, le bus en retard s'est transformé en taxi. On a évidemment payer le "confort supplémentaire" offert par le taxi.

Arrivé devant les télécabines, nous avons payer l'entrée, soit CHF 66.- en tout, pour avoir le droit de se balader dans le massif. Payer l'entrée pour marcher dans la nature va certainement surprendre nos lecteurs suisses. Et pourtant, ce n'est pas la première fois que l'on paie pour gravir une montagne. En 2005, nous avions escaladé une montagne sacrée chinoise et avions du payer CHF 33.-.

En elle-même, la marche est aussi très différente des marches de style "européen". Le sentier est pavé à 100% et constitué à 90% de marches d'escalier. Vu que nous n'avons pas l'habitude de ce genre de terrain, tous les étrangers, y compris nous, se lèvent le jour suivant avec quelques courbatures sur le haut des cuisses et les mollets. Comme la coutume le veut, une sortie montagne avec Vania rime avec brouillard et pluie. On l'a eu en 2005 en Chine, en peau de phoque en 2007, dans les volcans japonais en juillet 2007 et à nouveau cette fois. La marche était belle mais sans vue jusqu'au sommet où l'on a même eu droit à une belle averse.  La montagne est réputée mystique, on en a déduit que c'était en raison du brouillard plus ou moins perpétuel. On a effectivement vu peu de cartes postales où le Mont Huang Shan était visible sans brouillard. Dans l'inconfort, du réconfort, ce brouillard à l'air naturel.

Le Mont Huang Shan est constitué de plusieurs pics avec le point culminant à 1873m. On a donc marché le long du col et fait la plupart de ces pics. On n'a d'ailleurs mangé de façon plutôt originale. Près du pic le plus élevé, on est entré dans un hôtel tout proche (il y a des hôtels partout sur le massif et cela n'a rien à voir avec les cabanes de montagnes alpines) où plusieurs groupes de chinois s'étaient réfugié car il pleuvait. Sans aucune gêne, ils mangeaient dans le hall de l'hôtel à côté de la réception. Influencé, on a décidé de faire pareil et on a réchauffé nos nouilles chinoises (eau chaude du thermos) directement sur le comptoir principal de l'hôtel et sans aucune remarque de la part du personnel. Il faut dire que l'on a de loin pas sali le hall autant que les autres marcheurs chinois pour qui le sol est la poubelle.

Le repas terminé, on a poursuivi notre marche et rencontré un groupe de Taïwanais. Une des femmes désirant ardemment le soleil s'est mise à chanter très fort Oh Sol el Mio. Elle chantait très bien mais l'effet souhaité à été relatif. Le soleil n'est pas venu mais le brouillard s'est dissipé, ce qui nous a permis de bombarder le site de photos.

Désireux de ne pas redescendre par le même endroit que la montée, nous avons opté pour la sortie sud. Pour ce faire et en l'absence de carte pliable en anglais, on a au moins pu suivre les panneaux indicatifs qui étaient aussi en anglais. Après une marche de 3 heures plutôt éprouvante car uniquement faite d'escaliers et un malencontreux petit détour, nous sommes arrivés vers la porte sud pour constater qu'il n'y avait pas vraiment de sortie. Ce fut une mauvaise surprise car étant encore au sommet du massif, il fallait repartir vers une autre sortie et il était déjà 14:00 de l'après-midi. On a heureusement pu rencontrer des Chinois parlant anglais qui nous ont indiqué la sortie la plus proche. Le seul hic est qu'ils ne savaient pas combien de temps il fallait pour atteindre celle-ci. Petite parenthèse: la carte chinoise du massif est simplement un dessin sans aucune indication de nivelé et l'échelle est toute relative. Vania a eu une légère baisse de moral mais Yvan a pu la réconforter en lui offrant Sa dernière mandarine. Après deux heures de marche, on a finalement atteint... le sommet où l'on était arrivé le matin. Vania étant à l'agonie après ces quelques 9 heures de marche, on a pris une télécabine (ou "télébenne" selon le Bibliorom de Larousse) pour redescendre.

Ayant épuisé ce que la région avait à proposer, nous nous sommes relevé à 05:00 du matin le jour suivant dans l'optique de prendre le premier bus du matin pour la ville de Tunxi. Cela était nécessaire car selon un restaurateur de Tangkou, il n'y avait que deux bus depuis Tunxi pour notre prochaine destination, la ville de Wuyuan. Le premier était à 08:00 et le deuxième à 17:00. On a donc pris le bus de 06:00 à 06:15. Ensuite... Le bus a circulé pendant une heure dans Tangkou dans le but de faire le plein de passagers. N'arrivant pas à le remplir, il s'est dirigé vers la sortie de la ville et nous avons du "nous transférer" dans un autre bus qui était rempli. C'est à ce moment que l'on a enfin pu quitter la ville. Arrivé au terminal des bus de Tunxi, on a évidement du constater que l'on avait manqué le premier bus et qu'il faudrait attendre 17:00 pour prendre le suivant. Une fois de plus, il ne faut pas croire les locaux et notamment le restaurateur de Tangkou qui espérait qu'une chose, nous avoir à midi pour manger. Nous avons été au guichet et pu prendre un billet pour le bus de 12:30. Le restaurateur avait donc tout faux. Heureusement pour nous.

Nous retenons de la ville de Tangkou et du Mont Huang Shan:

  • Les magnifiques vues depuis le sommet du massif (avec le brouillard, c'est mystique)
  • A nouveau de l'oxygène après Séoul, Pékin et Shanghai
  • Le contraste entre l'éducation des Chinois des grandes villes et celle des zones dites rurales