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Bikaner: 14 - 15 décembre 2007

Le trajet en bus entre Pushkar et Bikaner fut mémorable. Initialement, on était plutôt content d'avoir pu obtenir un bus-couchette. On se souvenait avec nostalgie de celui pris en Chine où nous avions passé une nuit de rêve. Le fameux bus est donc arrivé avec une heure de retard à Pushkar. Premier constat mais on s'y attendait, le bus avait pris beaucoup de rides sa séance photos que nous avions vues à l'agence. Le bus avait en gros deux étages. Le premier étage était composé de siège normaux rabattables et le deuxième avait uniquement des couchettes, une douzaine au total. On nous a assigné une couchette au fond du bus tout en nous indiquant qu'il serait préférable d'opter pour une place au milieu car le trajet allait être un peu mouvementé. Un bel euphémisme. Durant toute la nuit, on n'a pas compté les moutons mais on a sauté avec les moutons. Le grand 8 pendant 6 heures pour un prix très abordable. Dormir est un objectif irréalisable car il s'agit surtout de ne pas vomir ou de se retrouver éjecter dans le couloir du bus par les secousses. Bref... on a dormi deux heures au plus. On ne vous parle pas du froid... les fenêtres n'étant pas isolées mais simplement encastrées dans la carlingue du bus. Yvan qui n'aime pas les parcs d'attraction a été ravi d'avoir pu subvenir aux envies de Vania dans ce domaine. En plein milieu de la nuit, Yvan n'en pouvant plus d'être projeté dans tous les sens a laissé partir un uppercut dans le plafond du bus. Résultat inattendu: le poing a traversé le plafond en faux-métal et Yvan s'est retrouvé avec les doigts en sang. Les blessures seront tellement profondes qu'il lui faudra plus de deux semaines pour s'en remettre.

Le bus partit une heure en retard de Pushkar est arrivé une heure en avance... sans commentaire. On aurait préféré un plus long trajet tout en douceur. On a donc été déposé à 5 heures du matin devant un mur avec pour seul compagnons, les chauffeurs de rickshaws qui nous ont immédiatement harcelé. On en a pris un et lui avons indiqué la gare centrale en sachant que l'hôtel désiré était juste à côté. Petite parenthèse: ne JAMAIS donné un nom d'hôtel à un chauffeur de taxi car celui-ci risque de prendre une commission en expliquant à l'hôtel que c'est lui qui nous a dirigé vers l'établissement. Au final, la commission est bien entendu refacturée au client...

Arrivé à l'hôtel, nous avons réveillé le réceptionniste et pu enfin gagner notre chambre pour augmenter notre nuit de quelques heures de sommeil en plus.

Bikaner est une petite ville de 500'00 habitants plantée au milieu du désert bordant la frontière avec le Pakistan. La ville a été fondée en 1498 et fut longtemps un lieu de passage important des caravanes commerciales de chameaux. Le tourisme y est encore peu développé de nos jours.

Après quelques heures de repos, nous avons pris un déjeuner dans un restaurant de la rue composé de naan (galettes de pain composées de farine, eau et huile cuites sur une plaque métallique) et de thé noir au citron. Ensuite, nous sommes partis visiter le fort de la ville, le Junagarh, construit entre 1588 et 1593. Comme à Delhi, Agra et Jaipur, le fort a des dimensions impressionnantes avec son enceinte longue de 986 mètres composées de 37 bastions. Pour une fois, le prix du billet comprenant la visite guidée et nous avons donc découvert le fort avec un groupe d'Indiens. Le guide a successivement parlé en hindi puis en anglais pour nous, seuls touristes étrangers du groupe. L'architecture du fort contraste avec les rues crasseuses et en mauvais état de Bikaner. Les façades intérieures et extérieures sont abondamment ornées de gravures et les différentes couleurs des pierres sont splendides. Les salles se suivent mais ne se ressemblent pas et les multiples couloirs donnent une touche "labyrinthe" au fort. Au final, une splendide vue sur Bikaner depuis le haut du fort et un sympathique petit musée à côté.

Après le repas de midi, nous avons marché jusqu'à un palace. La majeure partie de l'édifice est aujourd'hui un hôtel de luxe et seules quelques ont été aménagées en musée à la gloire de la famille anciennement propriétaire. Bof... on déconseille la visite.

Le musée précédent rapidement bâclé, il nous restait du temps pour une autre visite. Nous avons donc payé un rickshaw pour nous rendre à 32 km de Bikaner au temple de Karni Mata. Son origine tient à une légende plutôt originale du 14e siècle: "Karni Mata, réincarnation de Durga (divinité hindoue de la guerre caractérisée par ses 10 bras), a demandé au dieu de la mort, Yama, de ressusciter le fils d'un conteur d'histoire. Yama a refusé et Karni Mata, furieux, a donc décidé de ressusciter tous les conteurs d'histoire en rats, privant ainsi Yama de plusieurs âmes humaines". Le temple Karni Mata naît de cette légende est donc habités par des milliers de "rats sacrés" que viennent nourrir et salués les fidèles hindous. On a pas pu prendre de photos de l'intérieur car cela était interdit. Dommage car c'est assez impressionnant d'avoir tous ces rats qui se promènent entre nos jambes et qui vont pisser dans les chaussures que l'on dépose à l'entrée. On ne vous parle pas de l'odeur... Vania a été dégoutée par l'endroit et à fait une visite éclair du temple.

On est revenu à Bikaner le soir. Nous avons eu le bonheur de découvrir NOTRE PREMIER supermarché en Inde. Il venait d'ouvrir et ce fut amusant de voir les Indiens de Bikaner qui découvrait les rayons, les couloirs de marchandises et les files pour payer aux caisses enregistreuses. Vive le capitalisme. Il faut néanmoins préciser que le choix était très limité même si le supermarché était d'une certaine taille. La diversité viendra plus tard.

Le lendemain, nous avons décidé de partir avec le train de 10 heures pour Jodhpur. Partant du principe que les trains indiens sont toujours en retard, nous avons pris notre temps et sommes arrivés quelques minutes en retard. Oups... le train était parti ... à l'heure. On a donc dû patienter deux heures et prendre le suivant. Mangeant nos galettes de pain sur le quai de la gare, nous avons été souvent sollicité par les nombreux mendiants. Par principe, nous n'avons jamais donné d'argent. Cette fois, il nous restait une galette de pain et nous l'avons donnée à un mendiant. On espérait faire un heureux mais nous avons créer un emmerdeur. Au lieu de prendre la galette et de poursuivre son chemin, le mendiant s'est planté devant nous pendant 10 minutes et n'a pas arrêté de nous demander de l'argent. Nous avons gardé notre calme... une qualité divine en Inde (pas besoin de café pour être excité). On s'en souviendra pour les suivants...

Nous retenons de Bikaner:

  • le trajet en montagnes-russes-bus-couchettes
  • le magnifique fort
  • le nouveau supermarché
  • loupé un des seul train à l'heure en Inde