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Pushkar: 11 - 13 décembre 2007

Dur journée pour Vania... sur le chemin menant à la gare de Jaipur, elle a littéralement craqué. En gros, ce fut une journée consacrée aux larmes. La raison: effets secondaires du traitement anti-paludisme alliés à la fatigue due aux conditions épuisantes en Inde. On ne le répétera jamais assez: l'Inde est certainement le pays le plus photogénique de notre voyage. Toutefois, cette beauté est largement compensée par: les odeurs de merdes (désolé mais y a pas d'autres termes), les mouches, les racoleurs, les arnaqueurs, les bouses de vache (que l'on n'évite pas toujours), les klaxons pètent-oreille, les enfants (bien portant ou non) qui quémandent systématiquement 10 roupies. Et surtout, les multiples agressions physiques dont fait l'objet Vania. Les Indiens évitent le contact avec Yvan par contre, ce n'est pas du tout le cas avec Vania qui est sans cesse bousculée, touchée, etc... si elle n'est pas attentive. Il y a aussi les regards inquisiteurs des Indiennes et des Indiens qui nous dévisagent comme si nous étions "leurs premiers étrangers". On comprenait ce type de comportement au centre de la Chine car certaines régions ayant été longtemps fermées, les gens voyaient très rarement des étrangers et c'est encore valable de nos jours. En Inde par contre, le pays a toujours été ouvert au tourisme et on reste surpris d'avoir la sensation d'être des martiens en 2007.

Après quelques heures de train, nous sommes arrivés à Ajmer où pour changer des plats huileux indiens (assiettes "huiles aux légumes"), nous avons mangé des pizzas. On a ensuite pris un bus local pour Pushkar. On ne sait donc pas arrêté longtemps à Ajmer qui nous a semblé être une grande ville sans grand intérêt et toujours aussi chaotique.

Durant le trajet, nous avons été accosté par un jeune Indien qui après les incontournables politesses d'entrée (What is your name? How are you? Where are you from? How long in India? etc...) nous a proposé de prendre une chambre dans son hôtel. Pour une fois, on l'a pas remballé et avons visité son établissement et pris une chambre. L'endroit était plutôt sympathique car il était hors du centre de Pushkar, au pied d'une petite colline surplombée par un temple.

En fin d'après-midi, nous avons cheminé à travers les multiples petites ruelles commerçantes. L'endroit est magique à la tombée de la nuit car la lumière artificielle accentue les couleurs des objets et tissus mis en vente. Cela est moins le cas durant la journée car la lumière naturelle met en avant la poussière, la crasse et les merdes d'oiseaux sur les tissus que l'on ne voit pas dans la pénombre.

Quelques mots sur Pushkar. Il s'agit d'un petit village de 15'000 habitants planté au bord d'un désert et qui est un lieu de pèlerinage hindou qui attirent les adorateurs de Brahma. Comme Varanasi mais en plus petit, Pushkar est un petit "Hippieland" qui ravira les fans de Hair. Les pèlerins hindous sont des grands amateurs d'opium et de marijuana, ce qui intéresse évidemment les anciens "soixante-huitards" et leurs dignes successeurs. On trouve donc plusieurs restaurants qui offrent des bangas lassis, boissons au lait caillé saupoudré de poudre de "perlimpinpin" aux effets mystiques...

En résumé, Pushkar réunit des magasins d'objets artisanaux, des pèlerins hindous et des touristes. Il y a quelques temples mais ceux-ci n'ont rien de particulier. On a donc surtout profité du lieu pour dormir et marcher dans les environs de la ville, loin des bruits et des odeurs...

On quittera Pushkar en prenant notre premier bus-couchette pour atteindre Bikaner.

Nous retenons de Pushkar:

  • les ruelles marchandes à la tombée de la nuit
  • la vue depuis le temple surplombant Pushkar
  • le porridge aux fruits servi par notre hôtel
  • le côté hippie
  • le repos... le repos... le repos...