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Kilimandjaro: 13 - 17 janvier 2008

Le Kilimandjaro

Le Kilimandjaro est le plus haut sommet d'Afrique. Il est situé au nord-est de la Tanzanie, près de la frontière avec le Kenya. Il a deux dômes volcaniques qui sont séparés par environ 11 km d'un terrain en replat situé à 4 600 m d'altitude ; Kibo, le plus haut, s'élève à 5 895 m et c'est celui qu'Yvan a atteindra. Le deuxième sommet du Mawensi atteint 5 149 m. Le cratère du Kibo a un diamètre de 2 km pour une profondeur de 300 m et l'activité volcanique y est continue. Tout le monde a déjà vu au moins une photo du Kili où on voit le sommet couvert d'un chapeau de glace percé de plusieurs petits cratères (du moins encore aujourd'hui car avec le réchauffement climatique, certains experts estiment que le Kili perdra bientôt son "bonnet blanc").

La préparation

La plupart des touristes étrangers qui viennent en Tanzanie pour grimper le Kilimandjaro ont en principe tout organisé depuis leur pays d'origine. Ce n'était évidemment pas notre cas. Nous avons donc dû chercher une agence correcte.

Pour ce faire, nous avons longuement surfé sur internet car nous avions été averti à l'avance que la plupart des sociétés locales exploitaient leurs porteurs et nous n'avions surtout pas envie de soutenir cela.

Avant d'aller plus loin, il est important d'expliquer la situation pour les amateurs de grimpe. Non, le Kilimandjaro ne peut pas être abordé sans un guide tanzanien et non, il est pratiquement impossible d'échapper aux porteurs si on a pas pris son matériel (tente, sacs de couchages, ustensiles pour cuisinier, ...) depuis son domicile.

Nous avons longuement parcouru les sites internet portant sur l'ascension du Kili et notamment les sites www.mountainexplorers.org et www.kiliporters.org qui sont des organisations non lucratives (ONG) qui ont pour vocation de soutenir les porteurs. On trouve sur leur site une liste des sociétés traitant correctement leur personnel. Nous nous sommes aussi rendus dans les bureaux de Kiliporters afin de parler avec les responsables qui nous ont bien aidé en nous remettant la liste des sociétés "éthiques" de Moshi. On a été plutôt étonné de ne recevoir que 5 noms alors que la ville est inondée d'agences de trekking...

Logistiques

Après un échec auprès de la première agence (le personnel était sympathique mais aussi incapable), nous avons finalement été convaincu par Ahsante Tours (http://www.ahsantetours.com) entre autre parce qu'il s'agissait de la seule société 100% Tanzanienne. Les autres dites éthiques avaient toutes un management occidental.

Nous avons choisi le tour suivant:

Itinéraire: Machame (route moyennement facile)
Durée:       6 jours
Equipe:      un guide, un guide-assistant, un cuisinier et 5 porteurs
Prix:          CHF 3'000 tout compris (dont les fameuses commissions, cf dernier jour)

S'agissant de l'équipement, il nous manquait évidement la plupart du matériel nécessaire pour la haute-montagne et surtout contre le froid (vêtements, bonnet, gants, pantalons de ski,...). Pour faire des économies, nous n'avons rien loué auprès de Ahsante mais tout auprès de l'ONG Kiliporters. On s'est ainsi retrouvé avec des vieux habits de montagnes recyclés qui sont normalement destinés aux porteurs. On nous les a prêté gratuitement tout en nous suggérant de faire une donation à l'association et payer un petit supplément pour le lavage au retour.

Nous avons aussi été conseillé par notre agence qui est venu vérifié le jour avant le départ notre matériel. On a beaucoup apprécié ce geste très professionnel.

Jour 1 - Machame Camp

Après le petit-déjeuner à notre hôtel, un bus de l'agence est venu nous chercher et nous a conduit à leur bureau. Là, nous avons rencontré notre guide, nos porteurs et pu laisser une partie de notre matériel.

Nous avons ensuite roulé jusqu'à l'entrée nommée "Machame" où nous avons du signer quelques formulaires pendant que les sacs des porteurs étaient pesé par les responsables du parc. Selon le règlement, un porteur ne doit pas porter plus de 20 kilos.

Nous sommes ensuite parti avec notre guide Pascal tandis que les porteurs marchaient de leur côté afin d'atteindre le camp avant nous. En marchant, nous avons pu faire la connaissance de Pascal et la première impression était mitigée. Il était sympa mais aussi d'un mou... On découvrira plus tard que sa mollesse était au niveau de sa motivation à faire son métier. Il a toujours été professionnel quand il s'agissait de nous conseiller mais il n'a jamais été plus loin. Le détail emblématique: il était sensé prendre tous les repas avec nous mais trouvait toujours un moyen pour arriver en retard quand nous avions déjà commencé à manger. Il passait 5 minutes en mangeant deux cuillères à café de riz (juste pour la forme) avec nous avant de repartir pour aller manger avec son équipe de porteurs. Bref... On finira par ignorer Pascal durant les derniers jours.

La première journée de marche a été marquée par le vert. Nous avons en effet longtemps marché à travers la forêt tropicale caractérisée par ses hauts arbres et sa végétation luxuriante pour ne l'a quitter que peu de temps avant d'arriver au camp.

Pour le repas de midi, nous avions reçu une boîte en aluminium au départ de la marche. Ce sera le même procédé durant les quatre jours suivants. Notre "lunch-box" était en principe composée: pains toast (garni de carottes et fromages ou de confitures), un oeuf (ou poisson ou poulet froid), un fruit (banane, orange, pomme), quatre petits beurres, une madeleine et quelques morceaux de légumes (tranches de tomates et de concombres) et un berlingot de jus de fruit (pomme ou orange). Cela suffisait amplement car les petits-déjeuners et les souper étaient bien assez copieux pour compenser le repas de midi. D'ailleurs, celui-ci était rapidement pris afin de ne pas perdre le rythme ou prendre froid (nous avons souvent mangé debout sous la pluie et la neige).

Le premier camp nommé "Machame Camp" était à 2'980 mètres d'altitude. Nous avons eu beaucoup de chance car nous sommes arrivés juste avant un gros orage et nous avons pu trouvé abris dans la seule petite maisonnette en bois du camp. Nous avons ensuite retrouvé nos porteurs et fait connaissance avec notre maison pour cinq jours: une belle petite tente beige en très bon état.

Le soir venu, nous avons enfin pu commencer à tester notre cuisinier Julius. Entrée: soupe de légumes. Plats: poissons, légumes et pâtes. Délicieux.

Avant d'aller au lit, nous avons parcouru le camp et pu admirer la vue et découvrir les nombreux autres sites de campement qui étaient agglutinés autour de la petite cabane en bois. Il devait y avoir au moins une cinquantaine de tentes et les groupes de touristes avaient toutes les taille possible. Cela pouvait aller du touriste en solo à un groupe d'une vingtaine de personnes.

Nous finirons la journée heureux d'avoir choisi Ahsante car nous avons pu remarquer que nos porteurs étaient tous bien habillés (certains même mieux que nous) et avaient largement de quoi manger. Nous verrons par la suite que cela n'était la règle car certains porteurs d'autres compagnie marchaient avec de veilles chaussures trouées (style chaussure de ville) et étaient en t-shirt sous la neige.

Nous aurons eu un peu froid durant notre première nuit en haute-montagne mais cela était uniquement dû à une mauvaise gestion des couches vestimentaires. Nous ne ferons pas la même erreur les jours suivant et nous aurons ainsi même chaud à 4'550 mètres.

Jour 2 - Shira Camp

Lever vers 06h30, nous avons pu admirer les belles couleurs matinales du lever du soleil avant de prendre notre petit-déjeuner. Au menu: porridge sucré aux flocons d'avoine, toast, oeufs, légumes et fruits. Le tout servi avec du thé et du café à gogo (et aussi du chocolat chaud pour Yvan). Le menu sera pareil les jours suivants avec une seule exception le troisième jour lorsque notre cuisinier Julius nous a ajoutés des crêpes qui avaient malheureusement trop longtemps été baignées dans l'huile lors de la cuisson.

Nous avons quitté le camp vers 08h30 pour une petite marche de 4 heure jusqu'au prochain camp. Nous avons juste fait une petite pause au milieu pour avaler le contenu de notre lunch-box.

La végétation du deuxième jour était fort différente du premier. Nous avions quitté la haute végétation pour une flore plus proche de celle des montagnes suisses, à savoir des plantes basses, quelques arbres et de l'herbe dont la couleur verte à tendance à virer au jaune. Le terme français pour ce type de végétation est "lande" (nouveau mot que nous ne connaissions pas auparavant).

Durant la montée, nous avons fait la connaissance d'un groupe d'américain d'environ quinze personnes qui venaient tous de San Francisco. Nous avons longuement parlé avec une des américaines qui parlait très bien français car elle avait passé 9 ans à Genève à travailler pour les services diplomatique des Etats-Unis. Interprète russe durant les années 70, nous avons pu échanger nos impressions sur la Russie actuelle ainsi que sur l'Ouzbékistan qu'elle connaissait très bien. Elle avait d'ailleurs passé une partie de son enfance dans les écoles russes car son père était attaché-militaire à l'ambassade de Moscou du temps de la guerre froide.

Comme le jour précédent, nous sommes arrivés dans les premier au campement de "Shira" situé à 3'840 mètres. Il y avait plein de tentes partout et nous avons à nouveau souper tôt avant de repartir faire une ballade digestive sous le soleil couchant (presque aussi romantique que sur une plage de sable fin...). Au souper, nous avons eu droit à une bouillie de patates avec comme toujours, une sauce aux légumes (vive le régime végétarien de Vania qui a aussi été suivi par Yvan).

Jour 3 - Barranco Camp

Le thème du troisième était celui de l'acclimatation. Nous avions effectivement choisi la route Machame car nous savions que le troisième jour permettait de testé son aisance par rapport à l'altitude, ce qui était nécessaire pour Vania.

Nous avons donc marcher pendant cinq heures et atteint le pic du Lava Tower situé à 4'630 mètres avant de redescendre vers le campement Barranco situé à 3'950 mètres. Tout s'est bien passé durant la marche même si nous avons dû essuyé une pluie de grêlons au sommet.

Ce n'est qu'une fois arrivé au campement que Vania a été prise de malaise et avait une forte envie de vomir. Heureusement pour nous, cela n'a duré que deux heures et le souper du soir (soupe, riz et sauce aux légumes) a parfaitement été digéré. Nous avons d'ailleurs même pu aller marcher après le repas et admiré un nouveau coucher de soleil ainsi que la végétation essentiellement composée d'herbes basses et de hauts cactus.

Jour 4 - Barrafu Hut

Après le petit-déjeuner, nous avons commencé la marche du jour en affrontant le fameux "Wall" qui est comme son nom l'indique, un mur de rochers qui est escaladé en suivant un petit sentier très étroit. Vania a marché avec Pascal pendant qu'Yvan était parti devant pour aller à son rythme. On s'est ensuite tous revu au sommet avant de redescendre vers la vallée de Katanga où nous avons à nouveau avaler rapidement notre lunch dans un dense brouillard avant de repartir vers le haut pour atteindre le plus haut  campement de la route Machame, Barafu situé à 4'550 mètres.

Durant la journée nous avons progressivement quitté toute végétation pour traverser un paysage désertique quasi-lunaire. Pour une fois, nous avons terminé la journée sous le soleil mais non sans vent.

Nous avons souper très tôt vers cinq heures car la nuit s'annonçait courte. Le programme était de se coucher vers 19 heures pour se lever quatre heures plus tard afin de commencer l'ascension du sommet vers minuit.

Jour 5 - Tout en Haut et Tout en Bas

La nuit fut effectivement très courte car nous n'avons pas dormi de la nuit. "Réveillé" à 23 heures, nous avons rejoint notre guide dans la tente verte qui nous servait de salle à manger pour prendre une dernière boisson chaude avant le départ. A notre grande surprise, nous sommes sortis de notre tente pour nous retrouver sous la neige. Une tempête de neige et de vent s'était effectivement levée durant la nuit. Cela n'a néanmoins eu aucune influence sur notre guide Pascal qui n'a même pas remis en doute le départ.

Nous sommes donc bravement parti dans la tempête à 00h10 comme prévu avec un maximum de couches de vêtements. Après quelques minutes en solo, nous avons rejoint d'autres groupes afin de former une colonne espaces de lampes de poches frontales qui suivaient toutes le même chemin. Notre équipée était organisée avec Pascal devant, ensuite Vania, Yvan et notre guide-assistant Godefrey. Si tout s'est bien déroulé durant les deux premières heures, Vania a commencé à peiner durant la troisième. Il faut dire que le fort vent de face et la neige ne facilitait pas l'ascension et surtout la respiration.

Gelée et n'arrivant plus à se réchauffer, Vania s'est résolue à rebrousser chemin à 03h53 du matin (soit après quatre de marche) et une altitude de 5'250 mètres. Elle avait surtout le pied gauche gelé car ses superbes chaussures de trek avaient déjà beaucoup vécu après notre périple de sept mois et il y avait quelques coutures qui avaient lâché. Le moral aux fonds des chaussettes (pas trouées celles-ci), elle a été raccompagnée par le guide-assistant pendant qu'Yvan poursuivait la marche avec Pascal. Vania n'a de loin pas été la seule à abandonner en route car nous avons croisé beaucoup de groupe entier qui faisait marche arrière alors que nous grimpions la pente.

La redescente fut mythique car la tempête ne se calmait pas et le chemin avait été rendu fort glissant par la neige et de nombreuses pierres avaient une couche de verglas. Il faudra deux heures, soit la moitié moins que pour la montée, pour le duo Vania-Godefrey pour rejoindre le camp de base. Il faut aussi préciser que l'assistant-guide a réussit à se perdre en route et qu'il a fallu remonter un bout de pente avant de recommencer à descendre. Arrivé au campement, Vania prendra juste le temps d'enlever les nombreuses couches d'habits avant de sombrer dans son sac de couchage à 06h00 du matin. Elle ne se réveillera que deux heures plus tard lors du retour d'Yvan.

De son côté, Yvan a poursuivi jusqu'au sommet avec Pascal non sans lui avoir demander d'accélérer le pas. Ce qu'il a mal supporté car lors d'une petite halte près du sommet, le guide a refusé la nourriture qu'Yvan lui proposait car il était sur le point de vomir. Plus tard, le même guide émettra des doutes sur les possibilités d'atteindre le sommet. Il n'aura toutefois pas le choix car Yvan partira devant et n'arrêtera pas de marcher avant d'avoir atteint son but.

Le sommet nommé "Uhuru Peak" situé à 5896 mètres fut atteint à 06h00 du matin sous une forte tempête et un froid glacial. Yvan a d'ailleurs fait une erreur en enlevant ses gants pour prendre quelques photos car quelques secondes plus tard, il ne sentait plus ceux-ci et a eu juste le temps de redonner l'appareil photo à Pascal avant qu'il ne le lâche. Il recommencera a sentir ses deux petits doigts une heure plus tard lors de la descente. Morale de l'histoire: toujours avoir des sous-gants lorsque l'on est en haute-montagne.

Les photos suivantes seront prises durant la descente et sont de bien meilleur qualité que celles du sommet car la tempête s'est arrêtée comme par magie lorsque le soleil a fait son apparition. La descente fut rapide et se déroulera sous un puissant soleil même à des heures matinales. Yvan et Pascal regagneront le camp à 08h00.

Après une brève pause et un puissant déjeuner, nous sommes repartis pour amorcer la descente vers Mweka Camp situé à 3100 mètres. Chemin faisant, nous avons estimé que nous atteindrions le camp vers 13 heures, ce qui nous laissait tout l'après-midi à ne rien faire car il était prévu d'y passer notre 5e et dernière nuit. Nous avons donc demandé à Pascal d'écourter d'une journée la marche et de poursuivre notre chemin directement après le repas de midi pour atteindre l'entrée du parc en fin d'après-midi. Tant notre guide que les porteurs ont été ravi à cette idée. D'autant plus que nous avons payé le même montant que si nous avions fait le trek durant les 6 jours préalablement prévus.

Le raisonnement était aussi stratégique car n'ayant pas vraiment dormi, nous n'avions pas encore de courbatures et descendre en un jour était certainement moins douloureux que de le faire en deux où les muscles ne manqueraient pas de crier...

Nous avons donc atteint l'entrée du parc vers 16h30 et c'était largement plus tôt que les 18h00 prévu par Pascal. On a dû donc attendre que ce dernier veuille bien appeler l'agence pour qu'ils viennent nous chercher de suite.

Le bilan de la journée sera une marche de 12 heures pour Vania (avec deux heures de sommeils) et de 14 heures pour Yvan (sans dormir). Les courbatures seront équitablement répartie et dureront deux jours.

De retour dans les bureaux d'Ahsante, nous avons commencé par finir de payer le trek car nous avions rencontré quelques petits problèmes avec notre carte de crédit (les problèmes d'argent sont l'un des pires problèmes rencontrés durant un long voyage où l'on ne peut pas faire le plein de cash à la maison sans payer beaucoup de frais). Puis, nous avons fait quelques petits paquets d'argent qui ont été distribué sous forme de commissions aux porteurs. Car oui, la convention veut que toutes les agences sous-paient volontairement leurs employés et il est aussi attendu que ce soit les touristes qui paient le complément. Même si l'on part grimper le Kilimandjaro avec une société dite "éthique", on ne peut pas se soustraire à ce procédé.

La réaction de l'agence concernant une remarque sur le nombre de porteurs nous a beaucoup déçu. Lors de la réservation, le type de l'agence nous a confirmé quatre porteurs et on s'est retrouvé avec six porteurs au final et sans explication. Quand on lui a rapporté le fait lors de notre retour et qu'on lui a dit qu'il nous faudrait donc payer plus de commission, il a simplement répondu qu'il y avait eu plus de porteurs en raison du règlement du parc et que nous n'avions qu'à donner moins à chacun des six porteurs afin d'atteindre le budget préalablement prévu pour quatre.

Nous avons été ensuite ramené en bus au centre-ville où l'on a pris un bon hôtel pour la nuit afin de nous nettoyer... car après cinq jours sans douche...

Nous retenons de l'ascension du Kilimandjaro:

  • les contrastes au niveau de la végétation, la dernière journée, nous avons passé du glacier à la forêt tropicale...
  • bien se renseigner avant de faire un haut sommet (connaître le guide, les conditions de travail des porteurs, les imprévus comme les commissions à payer)
  • un bon matériel est impératif
  • ... et respecter le système des couches respirantes l'est tout autant
  • ne pas céder à la tentation de prendre des médicaments (style Diamox) si le risque existe de ne pas arriver au sommet car respecter les limites de son corps est signe de sagesse (surtout Vania qui a rebroussé chemin au bon moment)
  • courbatures durant deux jours
  • grands remerciements à Jacques et à Patrick pour leur aide à débloquer notre carte visa, sans eux, on aurait eu beaucoup de problème pour payer le trek