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Zanzibar: 04 - 09 janvier 2008

Petite introduction

Zanzibar est le nom donné à l'une des îles appartenant à la Tanzanie située au large de la côte orientale de l'Afrique dans l'océan Indien.

Les noix de coco, les clous de girofle et le cacao sont les principales productions agricoles d'exportation alors que la pêche est surtout importante pour l'économie locale.

D'un point de vue historique, l'île fut visitée par l'explorateur portugais Vasco de Gama en 1499, époque à laquelle elle était déjà un important centre pour le commerce entre l'Afrique, le Proche-Orient et l'Inde. Zanzibar passa sous autorité portugaise en 1503. Les Arabes d'Oman prirent la place des Portugais en 1698. Elle devint protectorat britannique en 1890. En 1964, Zanzibar et le Tanganyika (futur Tanzanie) furent regroupés pour constituer la République Unie de Tanzanie (forme longue du nom officiel du pays).

Longtemps sous domination arabe, la religion principale de Zanzibar est l'islam. Ainsi, si 45% de la République Unie de Tanzanie est chrétienne, 99% de la population de l'île est musulmane. La tolérance religieuse est l'un des aspects fortement mis en avant dans le Musée de Zanzibar.

Zanzibar - Plage

La douane franchie et une pizza plus tard, nous nous sommes rendus au marché afin de prendre un daladalas (bus local) afin de nous rendre dans l'une des plages de l'île. Vu que nous étions plutôt fatigués (tant moralement que physiquement) après notre séjour indien, nous avions estimé qu'il serait sage de nous reposer avant de poursuivre notre périple en Tanzanie avec notamment l'ascension du Kilimandjaro.

Au marché, nous avons comme de coutume été approché par deux-trois consultants qui se proposaient de nous aider à trouver le bon bus. On savait très bien que le service n'était pas gratuit et qu'ils voulaient surtout notre argent. Ils ne travaillaient pas les bus et leur objectif était de négocier pour nous un billet de bus plus cher afin de garder une commission.

Lorsque le bus est arrivé, nous avons gentiment repoussé nos consultants et négociés directement avec l'aide-chauffeur. Nous avons payé au final CHF 50 cts de plus que les locaux, ce qui est un succès.

Le concept des daladalas typiques pour l'Afrique de l'Est mérite quelques lignes. Ce sont des véhicules utilitaires dont l'arrière a été aménagé pour accueillir un maximum de personnes. Il y a un toit mais pas de fenêtre et les passagers s'asseyent sur de simples banquettes en bois fixées de chaque côté du pont arrière. Les horaires sont inconnus et les bus partent et arrivent tout au long de la journée. Il faut donc patiemment attendre sans savoir si son bus arrivera dans les prochaines 5 minutes ou qu'il faudra attendre plus d'une heure.

Chaque bus possède un numéro et l'indication de sa dernière étape, ce qui est très pratique. En chemin, les arrêts sont nombreux et des passagers n'arrêtent pas de sortir et d'entrer. Une seule constante: les places sont toujours toutes prises et l'on est très serrés. C'est d'ailleurs assez drôle car même si l'on est coincé et que l'on éprouverai presque de la peine à respirer, il y a toujours de la place pour un nouveau passager. Magie africaine...

Après deux heures de routes, le bus nous a déposé au milieu d'un croisement en nous indiquant que c'était le village désiré. For sceptique, nous sommes descendu du bus et en l'absence de panneau indicatif, nous avons dû chercher de l'aide auprès de la population locale. Deux Africains sont venus nous aider et nous ont conduit vers l'auberge désirée: Mustapha's Nest (www.fatflatfish.co.uk/mustaphas)

A notre grand regret, celle-ci était complète et nous avons dû poursuivre notre chemin vers le site suivant. L'endroit était bien moins joli que Mustapha's Nest car il n'y avait que 4-5 huttes de terres séchées dépourvues d'électricité durant la journée et un pseudo restaurant. On a vite remarqué que nous étions les seuls touristes du lieu et on a donc décidé de changer le lendemain pour prendre un bungalow chez Mustapha.

Ce qui frappe lorsque l'on arrive à Bwejuu, c'est le changement de rythme. Tous les Zanzibariens rencontrés sont très sympas mais aussi d'un mou... On découvrira plus tard que cela est la conséquence d'une trop forte consommation de haschisch. Le personnel et l'atmosphère de Mustapha's Nest revendique d'ailleurs ouvertement leur attachement avec la culture Rasta et tout ce qui va avec (musique, ambiance décontractée, décoration colorée, ... herbes). Cet atmosphère n'a pas que des côtés positifs car cela pèse aussi sur le service. Par exemple, il faut commander les plats 3-4 heures à l'avance et on ne sait jamais lorsque ceux-ci seront prêts (style: commande à 08h00 du matin pour un plat de midi qui n'arrivera qu'à 15 heures) ou s'ils le seront un jour (style: "désolé, on a perdu votre commande, il faudra attendre plus longtemps"). Toutefois, nous avons été peu dérangé par cela car le but premier de notre séjour était de nous reposer et l'objectif fut atteint. Excepté les petits footings matinaux en vue de nous préparer pour escalader le Kilimandjaro et tenté d'éliminer la pollution des villes asiatiques et indiennes (ici, l'air est très pur), nous avons effectué quelques baignades et beaucoup dormi lorsque la chaleur de l'après-midi ne permet plus "de faire autre chose".

Durant notre séjour, nous avons fait la connaissance d'un groupe de Canadiens travaillant pour une ONG active au Kenya à Nairobi. Ils étaient tous ici car ils avaient fui la capitale kenyane suite aux troubles civils. Ils étaient très sympa mais on a toujours pas compris comment tout une équipe d'une ONG peut se permettre de rester sans rien faire deux-trois semaines au bord d'une plage où il n'y a absolument aucun moyen de travailler (pas d'internet, électricité sporadique, etc...). Qui pouvait bien financer tout cela... possible réponse sous www.eya.ca.

Après trois jours de repos, nous sommes repartis en Daladala vers la civilisation, la capitale de l'île (non sans avoir attendu pendant deux heures qu'un bus daigné passé devant nous).

Zanzibar - City

On pensait fuir la chaleur étouffante des plages mais on s'est retrouvé dans une ville encore plus chaude. Le soleil tape et la chaleur est renvoyée par le sol en pierre ou bétonné des rues, ce qui augmente d'autant plus la température.

S'agissant du logement, nous avons trouvé une magnifique chambre (voir photos) dans une veille maison de missionnaires qui a été récemment transformée en auberge. L'édifice était très vieux et avait beaucoup de cachet. Son propriétaire était la paroisse de l'Eglise anglicane située juste à côté.

On a commencé la visite de la ville par déambuler, non sans nous perdre, dans les multiples rues du vieux centre-ville. C'est l'une des caractéristiques de Zanzibar car ayant été construite par des Arabes, son urbanisme se démarque des autres villes coloniales européennes très structurées (plan quadrillé) comme Dar es Salam ou Arusha.

Durant notre séjour, nous visiterons aussi l'ancien palais du gouverneur (bof, malgré la visite guidée par une sympathique femme locale) et le musée de Zanzibar (très intéressant). La traversée du marché est incontournable car cela permet de ressentir l'atmosphère de la ville et d'admirer les couleurs flamboyantes des fruits et légumes.

Nous prendrons la majorité de nos repas dans un restaurant-cantine juste derrière notre hôtel. Un repas pour deux coûtait CHF 3.- et, sans être gastronomique, la nourriture avait le charme du lieu. Plus généralement, la cuisine locale est plutôt grasse car elle tourne autour de la noix de coco et de la friture (frites, beignets,...). Yvan a acheté un livre de cuisine zanzibarienne et Vania ne se réjouit pas du tout d'y goûter.

Nous quitterons la ville deux jours plus tard pour revenir en ferry à Dar es Salam.

Nous retenons de Zanzibar:

  • le repos au bord de la plage de Bwejuu
  • l'atmosphère Rasta de Mustapha's Nest
  • les couleurs (photos)
  • Attention: nous n'avons pas vu le "Zanzibar des plages de sables blancs" tel qu'il est vanté dans les magazines des agences de voyages. Il faut mettre les billets pour y accéder...
  • les discussions du soir avec les autres touristes autour de la grande table commune (ambiance très familiale)