Carte Calendrier
Budget Lectures Le site
Ecrire un message Consulter les messages
Carte & photos -> Moscou -> St-Petersburg -> Transsibérien -> Lac Baïkal -> Vladivostok Commentaires
Carte & photos -> Hokkaido -> Aomori -> Tokyo -> Mont Fuji -> Kyoto -> Nara Commentaires
Carte & photos -> Busan -> Temple Golgul -> Gyeongju -> Séoul Commentaires
Carte & photos -> Beijing -> Shanghai -> Tangkou & Mt Huang Shan -> Likeng -> Wuyuan -> Changsha -> Yangshuo -> Hong Kong -> Macao Commentaires
Carte & photos -> Hanoi -> Sapa -> Mt Fansipan -> Ninh Binh -> Hué & DMZ -> Hoi An -> Dalat -> Parc Cat Tien -> Ho Chi Minh City Commentaires
Carte & photos -> Phnom Penh -> Battambang -> Stung Sangker -> Angkor -> Ban Lung Commentaires
Carte & photos -> Don Det -> Pakse -> Tha Khaek -> Vientiane -> Luang Prabang -> Vang Vieng -> (Thaï) Bangkok Commentaires
Carte & photos -> Delhi -> Agra -> Jaipur -> Pushkar -> Bikaner -> Jodhpur -> Jaisalmer -> Udaipur -> Mont Abu -> Mumbai Commentaires
Carte & photos -> Dar Es Salam -> Zanzibar -> Moshi -> Kilimandjaro Commentaires
Fansipan: 8 - 9 octobre 2007

Le mont Fansipan haut de 3143 mètres est la montagne la plus élevée d'Indochine (au sens restreint et regroupant Laos, Cambodge et Vietnam) et se trouve tout près de Sapa.

Ascension

Décidé à faire l'ascension sur deux jours, nous avons eu rendez-vous avec notre guide et notre porteur tôt le matin à l'hôtel. Après quelques kilomètres en jeep et un passage obligé au centre administratif où notre guide à payer l'entrée et nous a enregistré, nous avons commencé à marcher.

Ce qui nous a rapidement interpellé fut la présence d'une végétation dense et exotique alors que nous étions à une altitude de 2000 mètres. En Suisse, les arbres et les prairies deviennent de plus en plus rares à partir de ~2500 mètres. Tout le contraire au mont Fansipan. La végétation varie à chaque palier mais reste très dense jusqu'au sommet. Côté positif, c'est sympathique de marcher dans la verdure, notamment de traverser une forêt de bambous. Côté négatif, la hauteur de la végétation ne nous permet pas d'apprécier la beauté du lieu. Nous avons pu admirer le paysage de temps en temps lorsque nous étions au sommet de quelques montagnes et en haut du Fansipan.

Avant d'atteindre le premier campement où dorme en principe ceux qui font la marche en trois ou quatre jours, nous avons suivi une rivière sans prendre de l'altitude. Un certain moment, rivière et chemin ne faisait plus qu'un, ce qui fait que l'on a du enlever chaussures et chaussettes et marcher dans la rivière pendant environ 1 kilomètre (grr.... pour Vania car l'eau était froide). Nous avons uniquement marché avec notre guide car notre porteur était partit devant avec ces 25 kilos de charge.

Pour une fois et il faut le souligner (ce qui a rendu Yvan très heureux), nous avons eu droit à un vrai chemin de montagne. Pas de béton ou de marches taillées dans la pierre mais un vague chemin à travers la forêt. Des racines, des rochers, de la boue... bref, l'aventure. On ne vous parle pas des dangers. Notre guide a sauvé Yvan d'une crise d'allergie certaine en écrasant une grosse chenille poilue qui se trouvait sur son sac à dos et menaçait de le piquer. Il nous a même démontré ses talents olfactifs en nous avertissant qu'un serpent était mort aux alentours du chemin et qu'il pouvait le sentir... (mais on n'a jamais vu ce fameux serpent). En tout cas, nous n'aurions pas pu faire cette marche sans guide car il y plus ou moins quatre panneaux sur tout le parcours et le chemin est loin d'être clairement tracé.

Au premier campement, nous avons fait une brève pause avant de repartir. Nous avons mangé le repas de midi à proximité du 2e campement. Au menu: pain, oeufs brouillés préparé à l'avance, tomates, concombres, fromage blanc (dérivé vietnamien de la Vache qui Rit) et bananes. Très bon. Nous avons aussi droit à des fruits toute au long de l'ascension (pomme, poire, banane).

Près du 3e campement, on a décidé de continuer l'ascension jusqu'au sommet car nous étions plus rapide que les prévisions de notre guide qui pensait atteindre le sommet le lendemain matin. Notre porteur est donc parti au 3e campement pour préparer le souper pendant que nous grimpions.

L'arrivé au sommet fut en symbiose parfaite avec la météo. Après une matinée grisâtre et humide, nous avons atteint le sommet au moment où le soleil faisait son apparition. Une vue superbe.

Nous sommes redescendus et avons atteint le 3e campement peu avant la nuit. On a eu largement de quoi manger. Un festin gargantuesque préparé pour au moins 6 personnes alors que nous n'étions que quatre. Tofu sauce tomates, riz, patates, salades frites, rouleaux de printemps, oeufs, émincé de porc au champignons, émincé de boeuf aux légumes, mélanges végétariens de légumes et champignons pour Vania. Thé et café pour couronner le tout. Seul hic, la qualité de l'eau était peut être toute relative et la cuisson des légumes a été un peu rapide. Corollaire: Vania a eu de violentes coliques toute la nuit. Vu que l'on a dormi dans un petit cabanon de tôles et que les sacs de couchage mis à notre disposition était de piètre qualité, on a eu une nuit passablement froide. On a bien essayé de dormir à deux dans le même sac mais ce fut loin d'être confortable. Avec ses coliques, Vania a dormi que trois heures. De son côté, Yvan a plutôt bien dormi étant donné les conditions.

Si Sapa est gorgée de touristes étrangers, ils ne sont en tout cas pas au Fansipan. Durant notre marche, nous n'avons rencontré que deux Anglophones durant la montée et et deux Français et une Danoise le soir au 3e campement. L'un des deux Français faisait un voyage de 7 mois en Asie et avait été rejoint par son frère au Vietnam. Son blog: http://friedricewithchicken.blogspot.com. Si Yvan a bien dormi, au grand drame de Vania (merci Vania pour ton soutien!), Vania a été très contente d'apprendre que les Français avaient aussi mal dormi qu'elle. Il faut dire que la température avoisinait les 8°C.

Lever à 05:30 du matin, nous n'avons pas déjeuner (Vania avait mal au ventre et Yvan avait trop mangé le soir précédent) et avons commencé la descente sous un ciel bleu. Le beau temps fut bref et nous avons fini la marche sous la pluie et dans la boue. Cela ne fut pas si grave car nous ne pouvions plus prendre de photo. Yvan ayant laissé tombé l'appareil, ce qui a cassé la vitre de protection de l'objectif... Il met cela sur le compte de sa vue 3 dimension défaillante. Accident pas si grave car on rachètera une vitre de protection à Hanoi. Vania tient à préciser que tout n'est pas si parfait car il reste plein de bris de verres dans les bords de l'objectif. Le risque d'avoir des rayures plus tard subsiste.

Une nouvelle fois à cause de sa "vue 3 dimension défaillante", Yvan a glissé lors de la descente et arraché la semelle de ses supers chaussures de marche. Conséquence, on a fait un arrêt de plus à Hanoi pour en racheter.

On a eu beaucoup de chance car il s'est mis à pleuvoir seulement deux heures avant la fin de la descente. Seul regret, un brouillard dense nous a empêché d'apprécier les rizières. En bas, on a pris une jeep pour revenir au village de Sapa.

Guide et Porteur

Notre guide surnommé Ha (il y a beaucoup de an Han Ha Hen,... ) a 27 ans et parle plutôt bien l'anglais, ce qui nous a permis d'en apprendre plus sur la région. Contrairement à Hanoi où certains enfants apprennent aussi le français, les Vietnamiens du nord apprennent le Chinois après l'anglais. Ha nous a parlé de sa famille. Il a 3 frères et 2 sœurs et c'est lui le dernier né. Vu qu'il n'y a pas d'assurance vieillesse au Vietnam, c'est aux enfants de subvenir aux besoins primaires des parents, à savoir un logement et de la nourriture. Un des frère a ouvert un restaurant vietnamien en Allemagne et a ainsi pu financer la maison des parents. De son côté, Ha doit payer la nourriture pour ses parents car c'est le seul qui n'a pas une famille à charge. Il est toujours célibataire alors que l'âge moyen pour se marier est d'environ 18-20 ans pour les hommes. Pour les femmes, c'est 13 ans dans les ethnies retirées et plus dans les villes modernes (on ne sait pas le chiffre). Sans être lugubre, la charge d'entretien des parents pour les enfants est toute relative car on a vu très peu de personnes âgées à Sapa. Où sont-elles ? Le fait que le premier "hôpital" est situé à 2 heures de routes peut être un indice.

Notre porteur avait 30 ans. Il ne parlait pas l'anglais mais comprenait quelques mots. Il faisait partie de l'ethnie H'mon et avait déjà 6 enfants. Physiquement très mince, il nous a impressionné en portant avec sa charge d'environ 25 kg.

Synthèse des accidents

  • Yvan a cassé une vitre de protection de l'appareil photo et ses chaussures
  • Vania a des coliques

Nous retenons de Fansipan:

  • Magnifiques paysages
  • La traversée de la forêt de bambous et la qualité de ce bois qui vaut tous les piolets de montagne
  • Le panorama depuis le sommet (heureusement qu'il faisait beau)
  • Les discussions avec notre guide
  • Nourriture excellente préparée par nos porteurs mais en ce qui concerne la digestion...